Fascinante Bolivie !

La Bolivie, terre incroyable aux hauteurs enivrantes, aux paysages spectaculaires, aux habits traditionnels colorés et aux sourires enchanteurs ! La Bolivie nous a envoûte, il faut le dire. En commençant par le Salar D’Uyuni il était en effet difficile de faire autrement que de tomber sous le charme de cet incroyable paysage unique au monde à l’horizon sans fin.
Un petit point sur la Bolivie quand même avant de m’étendre sur le Salar. Nous y avons seulement passé 10 jours entre le désert et La Paz mais nous avons quand même eu le temps de vraiment nous imprégner des lieux. 

La Bolivie est un des pays les plus pauvres de l’Amérique du Sud, avec un PIB de 54,4 milliards de dollars en 2012, ce qui la situe au 93ème rang mondial. Le pays a néanmoins la plus forte croissance du continent. L’économie du pays repose en grande partie sur l’agriculture, à savoir qu’un tiers de la population locale travaille dans ce secteur. Les paysans sont tiraillés entre la production de coca pour survivre et la production de cultures vivrières.

La Bolivie cultive essentiellement la pomme de terre, le maïs et aussi le quinoa avec un nouveau-venu, le riz.

Elle est présente sur le marché de l'agriculture biologique, spécialisée dans le quinoa, le café et le cacao, qui représentent ensemble les 3/4 de la production bio.

La Bolivie comme le Pérou, l’équateur et la Colombie cultive la feuille de Coca. La coca est une culture traditionnelle chez les populations pré-colombiennes, remontant à plus de 5 000 ans. Du fait de ses différentes vertus, c'est une plante sacrée pour les Aymaras, pour qui Mama Coca est la fille de Pachamama (la Terre-Mère). Elle est ainsi utilisée traditionnellement de la Colombie jusqu'au Chili aussi bien pour ses vertus stimulantes que dans le cadre de cérémonies religieuses, et aurait même servie de taxe d'imposition.

Elle est utilisée pour combattre les effets de l’altitude. Effectivement nous étions heureux de savourer une infusion de Coca lorsque nous sommes arrivés à 5000m d’altitude à la frontière entre le Chili et la Bolivie, au milieu du désert dans un froid glacial entourés d’un paysage sublime. Elle peut aussi être mastiquée, ce qui est l’utilisation traditionnelle des andins depuis des milliers d’années. Nous avons essayé, c’est pas mal, cela dégage un petit gout d’herbe sucrée assez particulier dans la bouche !

Petite anecdote au sujet de la mastication de la feuille de coca. Considérée comme une substance illicite par la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 des Nations unies, la feuille de coca est donc interdite à travers le monde. Pourtant, depuis le 12 mars 2013,

l’organisation internationale permet à la Bolivie, au Pérou et à la Colombie de cultiver et vendre légalement la feuille de coca, à condition qu’elle soit réservée à la consommation traditionnelle de ces pays andins, bien sûr.

En Bolivie, le 12 mars est ainsi devenu la Journée nationale de l’acullico (mastication de la feuille de coca en quechua), une manière de célébrer cette décision et l’occasion d’en savoir un peu plus sur cette plante ancestrale, souvent mal connue des Occidentaux qui l’associent systématiquement à la cocaïne, extraite de la feuille de coca après un très long processus chimique.

La production et l’exportation de gaz naturels, reste aussi est des secteurs économiques les plus importants du pays.

Au niveau politique, en accord avec la constitution de 1995, la Bolivie est une démocratie présidentielle avec un parlement bicaméral. Evo Morales, d’origine Aymara, a été élu en décembre 2005 avec la majorité absolue ce qui a fait de lui le premier président d’origine indigène du pays, et l’un des tout premiers du continent à se revendiquer comme tel. Ce fils de paysan, syndicaliste de longue date et cocalero (producteur de coca), a gagné la sympathie d’une partie de la population grâce à des objectifs ambitieux, notamment la lutte contre la pauvreté et la corruption, l’intégration des peuples indigènes et la pleine égalité dans la société bolivienne. Au début, il a atteint ses objectifs dans ces domaines en s’attaquant particulièrement à l’analphabétisme.

Cependant, ces derniers temps, le président et son parti MAS souffrent d’une baisse de popularité favorisée par un contexte économique plus difficile et la multiplication des scandales de corruption entourant les membres du parti. Bien que les électeurs aient rejeté la proposition du gouvernement de prolonger le nombre de mandats présidentiels, le gouvernement ne semble pas reconnaître cette défaite. Les principaux challenges du pays sur le long terme sont la sortie de sa dépendance aux ressources minières, la réforme du système judiciaire, la modernisation des infrastructures, l’augmentation de la compétitivité des salariés, la lutte contre l'insécurité et le problème des violences contre les femmes.

La production et l’exportation de gaz naturels, reste aussi est des secteurs économiques les plus importants du pays.

La Bolivie demeure l'un des pays les plus pauvres d'Amérique Latine, même si le niveau de pauvreté a fortement reculé en dix ans. Le pays est également marqué par une importante économie informelle et une inégale répartition des richesses. Le taux de chômage est un des plus bas de la région (4% en 2016).

L’Education en Bolivie :

Comme pour le domaine de la santé, les problèmes d’éducation sont à relativiser en fonction de la zone, rurale ou urbaine. L’analphabétisme national est de plus de 13%, une des moyennes les plus fortes d’Amérique Latine, et ce chiffre atteint les 25% en zone rurale. Dans les campagnes, la durée des études est en moyenne de 4,2 ans, contre 9,4 ans en ville. 

Ces difficultés sont souvent dues au fait que les familles paysannes ont besoin du travail de main d’œuvre des enfants pour vivre, en les envoyant faire paître les animaux pendant que les parents travaillent en ville ou à la maison, à participer aux récoltes, etc., ce qui provoque un taux d’absentéisme à l’école assez considérable.

L’autre difficulté que rencontrent ces familles est la barrière linguistique et culturelle : souvent les professeurs en zone rural ne parlent pas la langue des enfants à qui ils enseignent, ce qui rend l’apprentissage de l’espagnol difficile avant de rentrer dans l’enseignement de fond ; et les incompréhensions culturelles limitent fortement les chances d’intégrer des institutions d’éducation secondaires ou supérieures.

De plus, le niveau de formation des enseignants est souvent très insuffisant, les bons professeurs ou les plus anciens ayant souvent gagné le droit de rester en ville. 

Les petites filles sont, dans la majorité des cas, les plus défavorisées. Si une famille ne dispose pas des moyens suffisants pour envoyer tous ses enfants à l’école, on privilégie l’éducation des fils avant celui des filles. L’analphabétisme des femmes, est, en moyenne nationale, de 18,4% (rappelons que la moyenne nationale est de 13%...).

De manière générale, la plupart des enfants terminent l’école primaire, mais rarement le secondaire ; et les jeunes filles se retrouvent régulièrement dans la situation handicapante de tomber enceinte très jeune du fait d’un réel manque d’éducation et d’accès à la santé sexuelle. Avec un enfant à 17ans, rares sont celles qui sont en condition de terminer leurs études secondaires.

Des tentatives régulières pour modifier le système éducatif ont eu lieu ces dix dernières années. L’arrivée à la présidence d’Evo Morales a marqué de nouvelles priorités dans ces tentatives de réformes ; il faut décentraliser le contrôle sur les institutions éducatives, afin que les régions puissent avoir une marge de manœuvre sur le fond et la forme de l’enseignement ; instaurer une éducation bilingue et interculturelle (privilégier les professeurs issus des peuples indigènes) ; améliorer la formation des professeurs…

Mais l’instabilité politique, les contestations sociales, et surtout la résistance du syndicat des professeurs rend longue et laborieuse, voire incohérente, cette réforme, d’autant plus que le budget d’Etat dédié à l’éducation, aujourd’hui de 10%, devrait être sensiblement augmenté afin de la mettre en œuvre ; or, il semblerait que la volonté politique manque encore un peu pour arriver à ces objectifs


Nous n’avons pas visité d’écoles en Bolivie car nous ne pouvions pas faire d’écoles dans chaque pays d’Amérique du Sud et nous avions pris la décision de traverser la Bolivie pour rejoindre une école au Pérou dont vous parlerons dans le prochain article ! Ce fût encore une fois une expérience fabuleuse. Cependant, la situation concernant l'éducation que l'on vient de vous exposer est finalement assez similaire à celle que nous avons connu en Argentine, avec la Communauté Mapuche dont la langue est le Mapundungun et qui vit dans un milieu rural assez difficile.

 

Voilà pour la situation globale, on pourrait vous en dire encore beaucoup plus et un article ne serait pas suffisant, il faudrait faire un dossier complet ! Nous allons revenir à notre expérience bolivienne.

 

Nous avons rejoint la Bolivie par la frontière avec le Chili par le désert d’Atacama. Nous avons ainsi traversé, je pense, certains des plus beaux paysages de notre voyage, du désert au Salar d’Uyuni, spectaculaire désert de sel, le tout en passant par de majestueuses lagunes. Ce fût une expérience à part entière cette fameuse traversée ! Dormir dans un hôtel de sel à moins de 0°, rencontrer des lamas aux nœuds roses sur les oreilles au milieu de nulle part, voir notre première lagune rouge de flamands roses, rencontrer un zorro au détour d’un chemin, et j’en passe… Tout cela pour finir en beauté au milieu du spectaculaire Salar !

La preuve en image !

Suite à cela nous avons rejoint La Paz et nous y sommes restés quelques jours pour travailler et préparer notre voyage et notre rencontre avec l’école au Pérou. La Paz est la capitale administrative de la  Bolivie. C’est la plus haute capitale du monde, elle est située sur l’altiplano entre 3200m et 3900 m d’altitude. C’est incroyable à voir et cela en fait une ville complètement atypique ! Nous avons vraiment adoré cette ville et y passer un peu de temps.

La Paz, voit les populations paysannes affluer en grand nombre vers les bidonvilles de cette désormais métropole de presque 3 millions d’habitants. Ce qui pose des problèmes de gestion dans de nombreux domaines urbains : les transports, la pollution, les bidonvilles, la santé, les services sociaux et sanitaires, l’éducation. En matière de transports en commun, la ville a par exemple lancé des lignes de téléphériques pour relier le centre-ville aux nombreux quartiers et banlieues situés sur les collines et flancs de montagne alentours. Une réussite, lorsque l’on sait les difficultés et les coûts énormes pour implanter un métro ou un tramway classique. Ces téléphériques ont également été installés en un temps record.

 

Et voilà pour notre découverte de la Bolivie ! En espérant que cela vous plaira, on vous dit à très bientôt pour notre prochain article sur l'école au Pérou !

 

A très vite,

 

Olivia et Romain